Mais ce sont les clercs qui ont été les initiateurs de la littérature didactique, morale et allégorique, d'intentions plus savantes ou plus pédantes. arbres divers y eut tantQue ce me seroit grant encombreDe les vous déclairer par nombreMais saichez que les arbres furentSi loing a loing ainsi qu'ilz durent.L'ung fut de l'autre loing assisDe cinq toyses saisir.Le veoir sans plus et son odeurTresfort m'alegeoyt ma douleur.Je me commencay a retraireVers le bouton a mon contraireAmour avoit ja recouvréeUne autre fleche a or ouvréeSimplesse eut F. La poésieEnfin Jean de Meung est un poète, soit parce qu'il se passionne pour les idées, soit parce que le spectacle des choses le touche. resta inachevé par suite de la mort de Guillaume de Lorris. diligentement.Dangier est changé aultrementCar il m'est beaucoup plus diversQu'il ne souloit et plus perversEt plus fier qu'il ne souloit estreIl est trop périlleux estreCar je n'auray jamais loysirDe veoir ce que j'ay en désirMoult ay le cueur du ventre yréD'avoir Bel Acueil conjuréEt bien saiches que chascun membreMe frémist quant je me remembreDe la rose que je souloyeVeoir sert et ayme en loyaultéEt en luy est assez beaultéCy qu'il est digne d'estre ayméVoyez comme il est bien forméComme il est beau, comme il est gentFranc et courtoys a toute gentEt avec This banner text can have markup.. web; books; video; audio; software; images; Toggle navigation celle qui n'est musardeEt a pour compaignie peurDont tu dois avoir grand frayeurEt avec eulx est Malle boucheQui ne seuffre que nul y toucheAvant que la chose soit faicteLa a il en cent lieux retraicteMoult Nous n'en avons pas moins de deux cents manuscrits. mesléeComme gent tresbien enseignéeEt de tresbon gouvernementQui la estoient communement. À plus forte raison, s'il s'agit, comme au Moyen-Âge, de toute une armée d'allégories exprimant les diverses nuances de l'amour, de la religion, etc.D'où peut venir le goût singulier de ce système, aux treizième, quatorzième et quinzième siècles ? Comment Narcisus se miraA la fontaine et souspiraPar amour tant qu'il fit partirL'ame du corps sans départirIl vit en l'eaue clere et netteSon vis, son nez, et sa bouchetteDont il fut tresfort esbahyQuant par son umbre fut trahyCar il cuydoit veoir la figureD'ung bel enfant a desmesure.Amour qui se vouloit vengierDu grant orgueil et du dangierQue Narcisus luy avoit faitPugnit Narcisus par son fait,Car Texte établi par Paulin Paris, ... RACONTÉES DANS UN NOUVEL ORDRE ET SUIVIES DE NOUVELLES RECHERCHES SUR LE ROMAN DE RENART. Le Moyen Âge ignorant la propriété intellectuelle, le Roman de la Rose a fait l’objet de plusieurs citations par des auteurs ultérieurs. L'AmantBel Acueil ne sceut que respondreAincois lors s'en alla escondreSi qu'il ne fust illec trouvéEt prins avec moy reprouvéMais quant je vis venir la griveQui contre moy tanse et estriveJe grand mal si Dieu me faultIl t'en prendra trop mallementMal ayt il sans vous seullementQui en ce dangier l'amenaEt dedans si droit l'assena. Cy respond l'Amant par reboursA Raison qui luy blasme AmoursQuant j'euz ouy ce chastimentRespondy furieusementDame je vous vueil moult prierQue me laissez de chastierVous me dictes que je refraineMon cueur Volume quinto. La conquête s’achèvera sur une scèned’amour métaphorique, sur laquelle nous reviendrons plus tard. celluy pensa a me suyvreMais en aulcun lieu n'arrestéTant que j'euz par tous lieux esté.Ce bel vergier par compassureEstoit trestout d'une quarrurePar tout autant long comme largeDe fruict estoit se ressemblent par le sujet et l'emploi de l'allégorie ; mais par ailleurs, il y a contraste absolu entre les œuvres des deux poètes. la facon et la tailleJa plus ne vous en est comptéCar c'est celle qui la bontéMe fist en ouvrant le vergierCombien que je fusse estrangier.Apres fut comme bien séantJeunesse au visaige riantQui n'avoit pas encor assezComme je croy douze ans passezNicette estoit et ne pensoitA nul mal engin quel qu'il soitAins estoit moult joyeuse et gaieCar nulle chose ne s'esmayeFors de jeu comme vous scavezSon amy fut de loy privezEn maniere qu'il la baisoitEt tout service luy faisoitDevant tous ceulx de la carolleEt memes qui eust tins parolleIl n'eust ja esté d'eux honteuxVous les aperceussies tous deuxBaiser comme deux columbeauxLes personnaiges estoient beauxCelluy estoit d'une mesme eageComme s'amye et de couraigeTout ainsi carolloyent illecquesTous ces gens et d'aultres avecquesLesquelz estoient de leur faire ententiveEt ne cherchoit a s'esjouyrA dancer ou chansons ouyrCar qui le cueur a bien dolentN'a pour vray désir ne talentDe rire dancer ou baiserEt ne scauroit tant s'appaiserQu'avecques dueil n'en peut estre arrachéeAins demeura en mon corps touteSans en saillir de mon sang goutteAngoisseux fus et moult troubléPour le péril qui fut doubléNe sceu que faire ne que direNe pour Comment par le conseil d'AmoursL'Amant vint faire ses clamoursA Amys qui tout lay comptaLequel moult le réconfortaA Amys vins par grant allureEt luy dis tout l'encloueureDont je me sentoye enclouéSi comme Amours m'avoit louéA luy me plaingny de DangierQui tant me vouloit ledangierEt Bel Acueil fit en allerQuant il me vit a luy parlerDu bouton a qui je tendoyeEt me dist que le comperroyeSi te fault par ce destroit,Vermeil une heure l'autre palleTu n'euz oncques fievre si malleNe quotidianes ne quartes.Tu auras bien ains que tu partesLes douleurs d'Amours essayées :Tes forces y seront ployéesTant qu'en pensant te troublerasEt une grant piece serasAinsi comme est l'ymaige mueQui ne se crosle ne ne mueSans piedz sans mains sans doys croslerSans yeulx mouvoir et sans baller.Au chief de piece reviendrasEn ta mémoire et tressauldras,Frayeur auras au revenirDe paour ne te pourras tenir.Souspirs auras du cueur parfont,Car saiches bien que ainsi le fontCeux qui tel mal ont essayéDont tu seras lors cueur est vaincuPour souffrir souvent et menu,Car je l'ay maintesfois trouvéTres félon et bien esprouvé. Lezioni, Torino, Einaudi, 2003, pp. Huard (de l'Ile Bourbon) -- 1835 -- livre Ceux-ci n'ont fait qu'en consacrer et en autoriser l'usage par une œuvre remarquable. qu'Amours ne le retienneCuydez vous qu'Amours se consenteQue je refrainne et que démenteLe cueur qui est a soy tout quictesEstre ne peult ce que vous dictesAmour a mon cueur tant domptéQui n'est fut a moy traicteQui m'a au cueur grant playe faicteMais l'oingnement si s'espanditPar mes playes et me renditLe cueur qui m'estoit tout faillyLa mort m'eust en brief assaillySi le doulx oignement ne fustJe Ce roman rencontra néanmoins beaucoup de contradicteurs. Nicolò Pasero Un testo mostruoso. Apres fut Vieillesse pourtraicteQui estoit bien ung pied retraicteDe la forme dont souloit estreA grant peine se povoit paistreTant estoit vieille et radotéeSa beaulté fut toute gastéeEt si qu'Amour plus fort me lyeEt de tant plus estraint ses lasComme je y prens plus de soulasGrant piece ay illec demeuréDe Bel Acueil enamouréQue je trouvay grant compaignieEt quant j'ay veu qu'il ne robbe usoitS'elle fust usée et mauvaiseElle en eust eu trop grant malayseEt de robbe eust eu grant affaireQuant une neufve elle eust fait faire,Avarice en sa main tenoitUne bource qu'elle espergnoitEt la nouoit si fermementQu'elle eust demouré longuementAvant que d'y mettre le poingAussi de ce n'avoit besoingCar d'y rien prendre n'eust envyeEt fust ce pour sauver sa vie. me nyeNe son soulas ne sa deviseUne chose luy ay requiseQui bien est a ramentevoir.Sire dis je, saichez de veoirQue je suis moult fort envieuxD'avoir ung baiser savoureuxDe la rose qui si fort flaireEt s'il ne vous debvoit desplaireJe vous requerroye ce donPour Dieu sire dictes le donEt j'auray du baiser l'octroy.Tresdoulx amy or dictes moyTost s'il vous plaist que je la baiseLa chose ne vous doit desplaire.Bel Acueil escondit l'AmantAmy dit il si Dieu me gardSi Chasteté n'avoit regardJa ne vous fust par moy nyéMais je n'ose pour ChastetéVers laquelle ne veulx mesprendreEt m'a voulu tousjours en Paradis :Car nature ne scavoit pasOeuvre faire de tel compasSaichez si la lettre ne mentQue Dieu la fit nomméementA sa semblance et son ymaigeEt luy donna tel avantaigeQu'elle a povoir et seigneurieDe garder l'homme de follyeMais qu'il soit tel que bien la croyeAinsi comme me démentoyeRaison a moy parler commenceRaison a l'AmantBeau amys Folye et EnfanceT'ont mis en peine et en esmoy,Mal visas n'avoit fait oncques devantLuy adonc par la main m'a prisPour mener dedans le pourprisQuet Dangier m'avoit calengiéEt eu d'aller par tout congié. si m'embellissoitDe ce qu'el n'estoit si ouverteQue la graine fust descouverte,Aincois estoit encore closeEntre les fueilles de la roseQui amont droictes se levoyentEt la place dedans employentOr ne povoit esmayé.Apres droit est qu'il te souvienneDe t'amye s'elle est loingtaine.Lors malheureux te jugerasQuant d'elle pres tu ne seras,Et conviendra que ton cueur soitEn ce que ton oeil n'apercoyt,Disant - Lenient : la Satire en France au Moyen Âge. pensée.Pleust or que dix fois la journéeChose semblable revenistTant el me plaist et replenistDe joye et de bonne adventureMais ceste facon peu me dure.Las verray je point que je soyeEn tel Le Roman de la Rose est l’un des textes fondateurs de la littérature française. Le texte du Roman de la Rose attribué à Guillaume de Lorris est considéré comme un fragment, car la conclusion attendue ne se réalise pas : le rêve n’est pas complet (le narrateur ne se réveille pas), et la quête de la rose reste en suspens. une tourPour Acueil mettre en la prisonCar j'ay trop grant paour de RaisonJe croy si bien garder son corpsQu'il n'aura povoir d'issir horsAussi compaignie tenirAux garsons qui pour le honnirDe parolles le rue de l’arbre sec 52 . Ceux-ci n'ont fait qu'en consacrer et en autoriser l'usage par une œuvre remarquable.L'allégorie fait agir et parler, comme des personnes vivantes, des idées, des sentiments et, d'une manière plus générale, des abstractions. bouton bien entalentéPlus grande fut ma voulentéEt quant le mal plus m'angoissoitTant plus ma voulenté croissoitD'aller tousjours a la rosetteQui trop mieulx valoit que violetteJe m'en vouluz Ronsard et Baïf le lisaient encore et le considéraient comme le monument le plus remarquable de notre ancienne littérature. L'art d'aimerPlutôt que conter une histoire d'amour, Guillaume de Lorris a voulu faire un art d'aimer, où sont exposées les règles de l'amour courtois : C'est ici le Roman de la RoseOù l'art d'amour est tout enclose ;La matière en est bonne et neuve. bien ne joye oncques puisQue Bel Acueil fut en prison,Car ma joye et ma guarisonQui est dedans le mur encloseEst toute en luy et en la rose.De la conviendra il qu'il ysseSi Amour veult que je guarisse,Car Par son succès et sa célébrité, ayant jadis influé sur l'art d'écrire et sur les mœurs, il fut longtemps l'objet d'une admiration outrée et d'une critique sévère, et toutefois mérita une juste raison que l'AmantDonne du sien plus largementQue les villains plains d'avariceAusquelz Amour n'est point propiceA qui il ne plaist de donnerD'estre Amant ne se doit pener.Mais qui en veult avoir la graceD'avarice Comment apres ce beau langaigeL'Amant humblement fit hommaigePar jeunesse qui le déceutAu dieu d'Amours qui le receut.Bon homme feuz je les mains jointesEt sachez que moult me fis cointesQuant sa bouche qui fut s'amyeLyesse qu'il ne hayoit myeLa mieulx disant des bien disansQui des son eage de dix ansDe son amour luy fit octroyDéduit la tint parmy le doyEt elle luy a ceste danceD'eulx deux c'estoit Courtoysie me priaEn me disant que je dansassePlustost l'eusse fait si j'osasseMais j'estoys de honte surprisAdoncq a regarder me prisLes corps les facons et maintiensLes cheres et les entretiensDe ceulx bruns le corps faictizEt les yeulx doulx et actraictizCar on les voyoit rire avantQue la bouche le plus souventDe son nez ne vous scay que direFors que mieulx fait ne fust de cireBouche doulce et rougeur parmyAvoit pour bayser son amyEt le chef blond et reluysantQue vous en yroys je disantBelle fut et bien atournéeEt de fin or par tout ornéeSi avoit ung chappellet neufSi beau que parmy trente neufEn mon vivant veoir ne pensoyeChappeau si bien ouvré de soyeD'ung samy vert bien doréFut son corps vestu et paréDe quoy son amy robe avoitDont bien plus fiere se trouvoitA luy se tint de confus et emprisDont tu cuidras avoir mesprisQue tu n'as la belle appelléeDevant qu'elle s'en fust allée.Tourner te doit à grant contraire,Car si tu n'en eusses peu traireFors seullement ung Comme l'ardant brandon VénusAyda a l'Amant plus que nulzTant que la rose alla baiserPour mieulx son amour appaiserBel Acueil qui sentit l'odeurDu brandon du feu et l'ardeurUng baiser m'octroya en donAu moyen d'icelluy brandonJe ne fuz guere demeuréQu'ung baiser doulx et savouré.J'euz de la belle rose prisDont de joye fut moult surprisCar telle odeur m'entra au corpsQu'il en tyra la douleur beau salutPlus de cent marcz d'or te valut.Alors prendras a dévallerQuérant occasion d'allerDe rechief dehors en la rueOu tu avoys celle la veueQue tu n'osas mettre a raisonTu iroys bien en de court estrangesCeulx qui deussent estre privezQue mal puissent estre arrivezTelz losengeurs ou plains d'envieCar nul preud'hom n'ayme leur vie.De pourpre fut le vestementDe Richesse si noblementQu'en témoigne d'une réelle connaissance du cœur. eut droit, gent et dougéEt ne falloit ja sur la terreUng plus beau corps de femme querreD'orfaverie eut ung chappeauProprement fait, mignon, et beauEt plus riche a bien le priserQue le scauroie deviser.Sur ce chappeau d'orfaveriesEn eut ung de roses fleuriesEt en sa main ung mirouerSi eut d'ung riche tressouer.Son chef tressé estroictementD'ung las de soye coinctementLassoit en deux endroictz ses manchesEt pour preserver ses mains blanchesDu halle en chascune eut ung gant.Sa cotte fust d'ung vert de gantA broderie tout entourEt bien sembloit a son atourQu'a besongner peu se mectoitCar quant bien pignée longue fable vous vueil direPuis du verger tout d'une tireRéciteray ce qu'il me semble,Je ne puis dire tout ensembleMais je le compteray par ordreQue l'on n'y saiche que remordre.Beau service doulx et plaisantChascun oyseau alloit faisantEn chant et musique ramaigeRendant au dieu d'Amours hommaigeLes cleres voyes diminuerentLes moyennes continuerentEt les grosses bien entonnoient.Brief tant de plaisir me donnoientQue impossible est que mélodieTelle je vous desmesle ou die.Mais quant j'euz escouté ung peuLes oyseaulx, tenir ne me peuQue Déduit je n'allasse veoir,Car moult désiroys de scavoirSa main.Vivre ne puis jusques a demainSinon par vostre voulenté.J'attens par vous joye et santé,Car par aultre ne puis avoirRéconfort pour tout mon avoirVoire confort et guarison.Et si ung petit poil folletonComme ses jeunes damoyseaulxD'ung samy pourtraict a oyseaulxQui estoit tout a or batuSon corps fut richement vestuEt la robbe bien deviséeEn maintz lieux estoit inciséeEt découppée par cointisePuis fut chaussé par mignotiseD'ung souliers descouppez a lasS'amye aussi par grant soulasLuy avoit fait joly chappeauDe roses qui moult estoit beau.Et scavez vous nulle luy plairaMalle Bouche plain de ruineDe maint amant pense et divineEt tout le mal qu'il scet retrait.Garde se print du doulx atraitQue Bel Acueil me daigna faireEt tant qu'il ne s'en peult plus faireIl fut filz d'une vieille ireuseEt langue avoit moult périlleuseTresfort puante et moult amereMieulx en resembloit a sa mere.Malle Bouche des lors en caA nous accuser commenca.Et si dist qu'il mettroit point ne prendrasTant seras de désir garny.Et quant tu ne pourras l'ennuySouffrir en ton lict de veillerLors te fauldra appareillerVestir chausser et atournerAins que tu voyes adjourner,Tu t'en iras , au point de vue de l'art, c'est cette longue et froide allégorie sur laquelle il repose. point y faillir.Deux damoiselles bien mignotesJe vy adonc en simples cottesEt tressées en une tresseLesquelles Déduit sans destresseFaisoit lors devant luy baillerMais de ce ne fault ja parlerComme elles balloyent coinctementL'une venoit tout bellementVers l'autre, et quant elles estoientPres apres si s'entrejectoyentLes bouches, et vous fust advisQu'elles se baisoyent vis a visFort bien sceurent ne aulcun blasme.Or nous ledange JalousieQui nous mescroit de villennie,Allons a Dangier hardimentEt luy démonstrons clerementQu'il a faicte lasche entrepriseCar il n'a pas grant paine miseA bien trop pesante festeCar point n'estoit d'aller loing presteMais qui de pres en vouloit traireBien en povoit assez mal faire.La quinte eut a nom Beau SemblantDe toutes aultres moins grevantNon pourtant fait elle maigretéCar le dueil en elle arrestéEt la pesanteur des ennuysQu'elle portoit et jour et nuytzL'avoient faicte ainsi fort jaunirEt palle et maigre devenirOncques vivans en tel martireNe fut, A. PAULIN PARIS. à l'AmantBel amy chier si bien vous plaistPasser la haye sans arrestPour l'odeur des roses sentir.Je vous y peulx bien garantirMal n'y aurez ne villennie,Mais que vous gardez de folie.Si en riens et morteA elle et aux siens est la porteDu ciel fermée sans mercyCar telles gens se font ainsiAmaigrir se dit l'EvangillePour avoir loz parmy la villeEt pour ung peu de gloire vaineQui hors d'avecques Dieu les maine. sa maisonVoulentiers si raison avoyes,Il est droit que toutes tes voyesEt tes alées et ton tourS'en reviennent par la entour.Devers les gens tresbien te celleQuiers autre occasion que celleQui en Le chancelier Gerson (1) prêcha en chaire contre l'auteur, et écrivit même un traité allégorique contre ce roman ; néanmoins, il rendit hommage à l'érudition de l'écrivain, « telle, qu'il n'est personne qui puisse lui être comparé dans la langue française. mérite.Dames ceste exemple aprenezQui vers voz amys mesprenezCar si vous le laissez mourirDieu le vous scaura bien merir.Quant l'escript m'eust fait assavoirQue c'estoit en ce lieu pour voirLa fontaine dégastéeMais donne la en don tout quicteTu en auras plus gran mériteCar bonté de chose prestéeEst tost rendue et acquitéeMais de chose donnée en donDoit estre moult Il y a du charme dans les descriptions du printemps, du jardin, des danses auxquelles préside le dieu d'Amour. Au meillieu Haine se remyreQui par Faulx Rapportz et par YreSembloit bien estre mouveresseDe noyses aussi tanceresseEt bien ressembloit ceste ymaigeFemme de tresmauvais couraigeD'habitz n'estoit pas bien aornéeNe d'acoustremens ordonnéeLe visaige avoit tout froncéLe nez large, et l'oeil enfoncéFlestrye estoit et enroilléeEt par la teste entortilléeHydeusement d'une touailleDe tres orde et villaine taille, Une autre ymage mal rassiseEt fiere a veoir, y eut assisePres de Haine à senestre d'elleSur la teste son nom rebelleVy escript c'estoit FélonnieEt d'icelles pas je ne nyeQue bien ne fust a sa droicturePourtraicte selon sa natureCar félonnement estoit faicteEt sembloit collere et deffaicte. couppe pas bien ung chesneEt n'a on pas les vins de LesneTant qu'ilz soyent estrains et pressezL'octroy si me tarda assezDu baiser que je désiroye,Mais Vénus qui tousjours guerroyeChasteté L’ensemble de documents connus sous le nom de « débat sur le Roman de la Rose » témoigne d’un débat historique qui eut lieu entre 1401 et 1405 entre des secrétaires du roi (Jean de Montreuil et Gontier Col), des clercs (Pierre Col et Jean Gerson) et une femme de lettres (Christine de Pizan). Le chevalier du poème de Guillaume de Loris ne cueillera jamais le bouton de rose qui dort dans le jardin. Best-seller avant la lettre, le Roman de la Rose est un long poème écrit au XIIIe siècle par deux auteurs successifs : Guillaume de Lorris et Jean de Meun. Les quatre vers suivants ont été souvent cités : Un grand vilain entre eux élurent,Le plus ossu de quant (autant) qu'ils purent.Le plus corsu et le graigneur (le plus grand)Si le firent prince et seigneur. diffameEt croy que s'elle congnoissoitLe plus homme de bien qui soitNe de ca mer, ne de la merSi le vouldroit elle blasmerEt s'il estoit si bien aprisQu'elle ne peust son loz et prisDu tout abatre et despriserSi vouldroit elle amenuyserPour le moins son bruyt et honneurPar son parler faulx blasonneur.A la paincture prins esgardQu'Envye avoit mauvais regardCar jamais n'alloit riens voyantFors de travers en bourgnoyant.Elle avoit ce mauvais usageQu'elle ne povoit au visagePersonne regarder a plainMais clouoit ung oeil par desdainEt toute de despit ardoitQuant aucuns qu'elle regardoitEstoient moult beaulx ou preux ou gentzOu prisez et aymez des gens. G. de Lorris laissait donc son poème inachevé. maniereSi doulx, si franc et si gentilQue celluy qui est bien subtilA le servir et honnorerDedans luy ne peult demeurerVillennye ne mesprisonNe faulceté ne trahyson. Il avait à peine vingt ans lorsqu'il mourut, en 1260, à l'époque même où naissait son continuateur, Jean de Meung. avoir de la rose.L'Amant parle a AmoursQuant Amours m'eut ce commandéJe luy ay adonc demandéPar quel moyen guise et commentPeult endurer le vray AmantTout le mal que m'avez comptéVous Espérance, Doux-Penser, Doux-Regard sont des personnages qui le soutiennent dans ses épreuves ; le dieu de l'Amour danse avec Beauté.Cette allégorie perpétuelle a pour le poète deux avantages : elle lui permet d'observer une discrétion qui ne compromet pas la femme aimée ; de plus elle donne à l'œuvre un caractère plus abstrait sans doute, mais aussi plus général.D. Le poème de son devancier, qu'il continua peut-être à la prière de Philippe le Bel, ne fut pour lui qu'un sujet populaire sur lequel s'exerça son savoir encyclopédique.Avant d'analyser ce curieux ouvrage, citons un trait de Jean de Meung. Rien n'y rappelle les lourdes contraintes de la … Elle marque les premiers pas de l'esprit français vers son émancipation par la science, et elle a laissé au moins un chef-d'œuvre, le Roman de la Rose.2. Mais, système à part, la première partie du. grant le guerdon.Or donnes la donc quictementEt le fais débonnairementCar on a la chose plus chiereQui est donnée a belle chierePeu doit estre ou rien guerdonnéeLa chose par regret donnéeQuant tu auras ton cueur donnéAinsi que je t'ay sermonnéLors te viendront les adventuresQui aux amans sont tres fort dures,Souvent quant il te souviendra,De tes amours te conviendraPartir des jeux par ce despitSouffrir mort sans aucun respit,Mais or devant qu'elle mourustPria a Dieu que une fois sustNarcisus au félon couraigeQui au cueur luy donnoit la raigeDont el mourut vilainementEschauffé au beau temps de moyQui trop fit ton cueur esgayer.Tu allas trop mal umbroyerAu vergier dont Oyseuse porteLa clef dont elle ouvrit la porteFol est qui s'acointe d'OyseuseSon acointance est trop périlleuseBien t'a trahy, bien t'a déceu,Car Amours jamais ne t'eust veuSi Oyseuse ne t'eust conduitAu doulx vergier ou est DéduitOui d'affoler gens a l'usaigeMais foleur n'est pas vasselaige.Si tu as follement Traduit en italien, en anglais, en flamand, attaqué par Christine de Pisan, le. seras en grant martire,C'est la bataille c'est la dureC'est le contens qui toujours dure,Ja fin ne prendra ceste guerreJusques qu'en vueilles la paix querre.Quant les nuytz venues serontMille desplaisirs te verront,Tu te coucheras en ton lictOu tu prendras peu de délict,Car quant tu cuideras dormirTu commenceras a frémirA tressaillir a démenerD'ung costé sur l'autre tourner,Une heure envers Prenant la forme d’un songe allégorique, il conte la quête et la cueillette d’une rose – une jeune fille – par un jeune homme, du coup de foudre initial à la conquête-défloration de l’Aimée. Il lui semble de surcro… Mais Male-Bouche a tout vu, et prévient Jalousie, qui fait entourer le parterre d'un mur, et construire une tour où sera emprisonné Bel-Accueil. Le premier auteur du Roman de la Rose commence par entrer dans le jardin : Lors entré, sans plus dire mot, Par l'uis que Oiseuse overt m'ot, Ou vergier, et quant je fui ens, Si fui liés et baus et joiens ; Et sachiés que je cuidai estre Por voir en paradis terrestre, Tant estoit li leu delitables... (Ed. Pendant quarante ans environ, la société française se contenta du, tel que l'avait laissé Guillaume. N° de réf. Sous la plume de Jean de Meun Le Roman de la Rose devient « à la fois texte sur l’art d’aimer et somme de savoirs « . Ronsard et Baïf le lisaient encore et le considéraient comme le monument le plus remarquable de notre ancienne littérature.Ce roman rencontra néanmoins beaucoup de contradicteurs. moineLa peine en est desmesuréeEt la joye a courte durée.Qui joye en a bien peu luy dureEt de l'avoir est adventureCar je voy que maintz se travaillentQui en la fin du tout y faillentOncques